Suisse: les organisations pro-boycott d’Israël visées par une nouvelle mesure

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Redaction
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A general view of Swiss Federal assembly hall    AFP PHOTO / POOL / PASCAL LAUENER

Le texte vise à mettre un terme au financement des organisations qui propagent l'antisémitisme et le racisme

Le Conseil national suisse, la chambre basse de l'Assemblée fédérale, a adopté mercredi un projet de loi visant à mettre un terme au financement gouvernemental des organisations qui font la promotion du boycott d'Israël et qui propagent l'antisémitisme et le racisme.

La mesure sera soumise en mai au Conseil des Etats, la chambre haute de l'Assemblée fédérale, qui décidera alors si elle devient une loi.

La mesure, adoptée par 111 voix contre 78, a été introduite par Christian Imark, un député du Conseil national conservateur du Parti populaire suisse, et vise à réduire le financement des organisations qui boycottent Israël pour freiner la guerre économique et politique menée contre l'État juif.

Le gouvernement suisse a par ailleurs financé le Centre de ressources Badil pour les droits des Palestiniens et des réfugiés, qui préconise le boycott de l'État juif. Le gouvernement helvète a également financé le Centre palestinien pour les droits de l'homme, qui appelle régulièrement à l'arrestation de politiciens israéliens, et qui compare Israël à l'ancien régime d'apartheid en Afrique du Sud, ainsi que le centre Al-Haq, basé à Ramallah, engagé dans plusieurs combats judiciaires contre l'Etat hébreu.

La Suisse, contrairement aux États-Unis, au Canada et à l'UE, ne reconnaît pas le Hamas et le Hezbollah comme des organisations terroristes.

La directrice de l'Observatoire de l'Europe de l'Observatoire de Jérusalem Olga Deutsch, a déclaré au Jerusalem Post que "les événements positifs en Suisse marquent une étape importante dans la lutte contre les campagnes du BDS, l'antisémitisme et la haine en les assimilant dans la motion. Celle-ci établit un précédent important. L'ONG Monitor a fourni de nombreux éléments aux législateurs suisses concernant le financement par leur gouvernement d'organisations qui s'opposent à la politique étrangère officielle suisse".

La section suisse du BDS a critiqué la proposition de loi anti-boycott parce que "son but est d'interdire le soutien financier des organisations de défense des droits de l'homme dans le contexte israélo-palestinien".

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